Je pense que GE a finalement trouvé son rythme de
croisière.
Nous sommes une petite association, c’est vrai, nous
ne roulons pas sur l’or, c’est aussi vrai. Il a fallu manœuvrer par mauvais temps et essuyer quelques grains, mais après la pluie le beau temps. C’est d’autant plus gratifiant, car on peut enfin
se sentir bien, en paix avec soi-même, entouré d’une équipe soudée, animée par les mêmes idéaux et sur laquelle on peut compter.
Le choix de venir en aide aux galgos et par ricochet
à leurs bénévoles est un choix judicieux, un choix humain. On reproche souvent à ceux qui aiment les animaux de ne pas être sensibles à la détresse humaine. En choisissant d’aider les petites
structures, les privés, nous allions les deux : la victime et son sauveur.
Certains préfèrent se contenter de
« prélever » des chiens qu’une grande structure aura, à leur place, récupéré de la perrera,
d’autres, au contraire, iront directement à la perrera, là où la misère est réelle, là où la vie ne tient, bien souvent, qu’à un fil.
Bien sûr, c’est beaucoup moins agréable, c’est même
beaucoup plus stressant et il faut convenir que l’on a moins le temps de se faire tirer le portrait et de faire risette. Pourtant, c’est ainsi que Galgos Espoir conçoit la PA et pas
autrement.
Sortir les chiens des perreras, de leur trou à rats,
c’est la plus belle des victoires. On ne peut se contenter de prendre quelques clichés à la sauvette et tourner ensuite les talons, en insultant les bénévoles sur place et en déclarant que ces
chiens - comme on a pu lire sur un certain blog - ne valent rien.
NE VALENT
RIEN !!!!! Mais quelle horreur !!!!!! C’est à vomir !!!!!
Dire que des chiens, des galgos martyrs ne valent
rien simplement parce qu’ils ont fini en perrera, mais c’est la dernière des bassesses. Quel crime ont-ils commis pour être à la fois maltraités,
abandonnés par leur galguero et ensuite snobés par des « amis des animaux » ?
Oui, il faut payer, oui il y a des règles qu’il faut
suivre, oui il faut bâcher et alors…c’est le lot quotidien des bénévoles. Se frotter à la réalité du terrain n’est pas fait pour tout le monde. Nous savons parfaitement que tout n’est pas rose,
il faut être idiot pour le croire ou avoir du sucre candi qui coule dans les veines. Tout a un coût ici bas. On ne peut pas à la fois faire pleurer dans les chaumières en dénonçant les injustices
et l’instant d’après, juste pour avoir quelque chose à mettre sur son blog, découvrir qu’il y des injustices !!! C’est d’un incohérent !!??
L’Espagne est un pays dur avec ses concitoyens,
impitoyable avec ses animaux.

Lorsque nous décidons d’aller chez eux, nous ne
pouvons nous comporter en « colons de la PA », il faut être humble et ne pas saboter le travail que les bénévoles devront mener à bien, alors que nous aurons plié bagages et que nous
aurons retrouvé notre belle maison cossue et son grand terrain. Les bénévoles sont des gens simples, frappés par la crise, une crise encore plus
forte que celle que nous connaissons en France. Pour eux le sauvetage n’est pas un hobby. Ils ne posent quasiment jamais devant l’objectif ou alors il faut insister et pour nous faire plaisir,
ils finissent par accepter. Ce sont des anges gardiens de l’ombre.
Mettre en doute leur honnêteté alors qu’ils ont
oeuvré pour que nous puissions sauver Malek, Victoria, Pintas, Diana, Olivia, mon Filipé et tous les autres, c’est … lamentable.




C’est aussi pour cela que Galgos Espoir tient à
rester en contact avec les bénévoles, car nous savons que nous leur devons tout. Ils partagent avec nous leur peine et leurs joies et avec eux, grâce à eux, nous découvrons à chaque fois un peu
plus de leur réalité. Les chiens qui finissent par trouver une famille à travers l’association grâce au travail magnifique de tous nos délégués ont une âme, une dimension que rien ni personne ne
saura mieux nous dévoiler que la bénévole qui les a choyés et chéris.
La PA spectacle, qui donne la grosse tête, non merci.
Les refuges qui comptent des sponsors par dizaines dans leurs liens,
non merci.
Le culte de la personnalité, le « MOI
JE », non merci.
Peut-être que les flashs ne crépiteront pas sur notre
passage, mais tant pis, le lévrier martyr s’en moque et nous aussi. Notre combat est ailleurs.

A vous qui avez tout compris, à vous mes amis, mes
proches, je vous dis Merci. Merci d’être là, merci d’aimer vos compagnons. Il faut avoir foi en l’avenir.
Je vous invite à parcourir nos deux nouveaux blogs et
je profite de remercier Galgalament vôtre, notre bloggeuse hors pair et Valérie, notre super webmastrice :
http://galgosespoir.over-blog.fr
http://maltraitances-animaux-actions-espoir.over-blog.com
Bonne lecture
©Galgos Espoir
